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L’origine du Syndrome de dysfonctions non-verbales (SDNV) sera d’abord présentée aux participants de cette journée. La typologie des symptomatologies propres au SDNV et son évaluation neuropsychologique seront présentées, entre autres au travers d’études de cas. Les recommandations les plus utiles pour faciliter les apprentissages de ces enfants seront exposées.
Prochaine formation :
La dyspraxie est un trouble développemental qui affecte le contrôle, la coordination et la planification d’un geste moteur. L’enfant qui en souffre se voit donc incapable de réaliser une séquence de gestes de façon harmonieuse et efficace.
Au quotidien
En contexte scolaire
Finalement, les différentes manifestations de la dyspraxie nous amènent souvent à croire que l’enfant est maladroit, immature, paresseux et qu’il ne s’applique pas à la tâche alors qu’au contraire, les ressources cognitives qu’il déploie pour accomplir de simples gestes sont immenses comparativement aux autres enfants de son âge. Après avoir déployé tous ses efforts et mobilisé toute son attention sur la production de certains gestes, il ne lui reste souvent plus d’énergie pour demeuré centré sur la tâche.
L’évaluation du Cenop permet d’établir le diagnostic de dyspraxie, d’en définir la nature et de valider ou non la présence de d’autres déficits associés. Cette dernière permet dans un premier temps de vérifier les compétences intellectuelles de l’enfant puis d’évaluer l’impact des difficultés motrices sur chacune des fonctions cognitives (attention, mémoire, raisonnement perceptuel, fonctions exécutives, langage, etc.). Parmi la grande variété d’outils d’évaluation du Centre, l’utilisation d’outils excluant des composantes motrices permet aux professionnels de mettre en relief le raisonnement de l’enfant, sa vivacité intellectuelle ainsi que les forces sur lesquelles il pourra investir pour pallier à ses difficultés.
Malgré la nature persistante de ce trouble, il est primordial d’offrir à l’enfant qui en souffre une rééducation qui lui permettra d’évoluer, de s’outiller et d’apprendre à pallier les difficultés motrices qui le limitent et ce, dans les différentes sphères de sa vie.
Ainsi, une fois le diagnostic de dyspraxie posé et la nature du trouble explicitée, la rééducation peut alors être orientée selon les besoins et les caractéristiques de l’enfant. Ce trouble qui affecte principalement la sphère motrice de l’enfant nécessite bien souvent un suivi en ergothérapie. Cette rééducation peut entre autres viser l’amélioration du graphisme, l’organisation dans l’espace, le développement des concepts verbaux afin de favoriser l’acquisition des notions spatiales et la décomposition de gestes complexes en gestes simples.
Il faut savoir que l’intervention rééducative a ses limites, d’où l’importance de la mise en place de mesures palliatives qui aident les jeunes à tirer profit de leur environnement comme par exemple l’usage d’un traitement de texte, l’utilisation d’un ordinateur, la présence de supports ergonomiques, etc.
La nature et les causes de la dyspraxie, souvent méconnues des parents et des intervenants, confrontent ces derniers à une incompréhension des problèmes de l’enfant. Un volet de la rééducation vise donc à bien informer les parents des implications et des conséquences de ce trouble dans la vie de leur enfant pour leur fournir les outils nécessaires au plein épanouissement de ce dernier.
« Quand j’étais petite, je n’étais pas juste gauchère, j’étais gauche! À l’école, j’étais toujours la dernière à être choisie pour les équipes sportives, le tout s’accompagnant généralement de Ha non! Pas encore elle…! J’ai pourtant réussi à compter quelques buts mais généralement contre ma propre équipe! »
« Pour mes professeurs, mon écriture était barbouillée, illisible, plutôt inégale et souvent on me retournait mon devoir avec la mention manque d’application ou malpropre. Maintenant, à 36 ans, je m’emporte parfois encore parce que je n’arrive pas à relire mes propres notes! »
Ce guide fournit 100 idées sous forme de fiches pratiques, très concrètes, testées et validées par l’expérience du développement des enfants dyspraxiques.
Il sera très utile à tous ceux qui vivent et travaillent avec ces enfants, pour les accompagner dans leurs apprentissages scolaires.
L’ouvrage couvre de la maternelle à l’université, détaillant les acquisitions initiales en motricité fine et globale jusqu’à la préparation à l’emploi. Il est particulièrement éclairant et essentiel dans les phases de transition.
Par Amanda Kirby & Lynne Peters. Édition Tom Pousse, septembre 2010.
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Marie-Marthe Deschamps au (514) 858-6484 ou cenopfl@cenopfl.com
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