Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (ou TDAH)
Le TDAH est le plus diagnostiqué de tous les troubles durant l'enfance.
Il touche entre 3 et 10% de la clientèle scolaire en Amérique du Nord
et atteint 3 fois plus de garçons que de filles.(Barkley
R.A. (1997) "Behavioral inhibition, sustained attention and executive
functions: constructing a unifying theory of ADHD" Psychological
Bulletin, 121, 65-94.)
Le diagnostic est souvent établi en référence aux critères du DSM-IV,
l'ouvrage de classification des maladies psychiatriques, bien que l'étiologie
du TDAH soit incontestablement de nature neurologique. Trois composantes
constituent ce syndrome :
- l'inattention,
- l'hyperactivité
- l'impulsivité, dont le degré de sévérité peut être très variable d'un
sujet à l'autre.
Ainsi, alors que ces 3 composantes sont identifiables chez un certain
nombre de sujets TDAH, d'autres n'en présentent qu'une des trois (éventuellement
l'inattention) et un certain nombre deux des caractéristiques (le plus
souvent hyperactivité et impulsivité combinées).
Les effets de ces troubles sur l'apprentissage scolaire sont généralement
bien connus de la population, surtout en ce qui concerne le TDAH intégral.
Ces enfants souffrent en effet de grandes difficultés à soutenir leur
attention, dès que la tâche devient ennuyeuse ou monotone; ils ont tendance
à bouger et/ou à parler continuellement, et se révèlent le plus souvent
incapables d'attendre leur tour. Cette attitude se révèle souvent très
difficile à supporter tant de la part de l'enseignant que des pairs et
leur constante intrusion les rend souvent indésirables aussi dans leur
milieu familial.
Le diagnostic en neuropsychologie d'une telle problématique peut permettre
une déculpabilisation des parents qui sont souvent accusés d'avoir mal
élevé leur enfant, mais aussi une déculpabilisation de l'enfant lui-même
à qui on reproche trop souvent de faire exprès. Quand on est bien certain
que le problème origine d'abord d'un défaut constitutionnel organique,
il est plus facile de faire admettre aux parents comme au milieu scolaire
qu'ils gagneront à modifier les attentes du milieu et à adapter leurs
exigences plutôt qu'à punir et rejeter l'enfant qui souffre de ce trouble.
Lorsque seul un déficit attentionnel est en cause, le diagnostic se révèle
souvent plus délicat et le neuropsychologue est apparemment le mieux équipé
pour évaluer spécifiquement les différentes composantes de ce déficit
attentionnel et définir les mesures appropriées de rééducation.
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